Superstar de Florence, il a laissé son empreinte de sculpteur dans toute la ville : David à la Galleria de Academia, sculpté dans un bloc de marbre abandonné près de SMN, et Bacchus au rez-de-chaussée du Bargello.
Les escaliers de la Bibliothèque Laurentienne, qui coulent comme une lave voluptueuse, et la Chapelle Médicis, avec ses 4 tombeaux, dont celui de Giuliani, le frère assassin de Laurent le Magnifique. Remarquez les seins de La Nuit posés comme des pommes, disent ses ennemis...
Les artistes florentins ont rivalisé d'ingéniosité pour mettre en valeur la virginité de Marie, et c'est surtout l'architecture du tableau qui en donne la clé, une clé encore respectée aujourd'hui : un pilier ou un bouquet de lys séparent Marie de l'ange, à l'arrière-plan, une fenêtre grillagée et un jardin clos, dans le jardin des fleurs blanches, contre le mur du jardin un jeune arbre, qui, dans 33 ans, servira pour le bois de la croix.
Au couvent San Marco, en haut des escaliers menant aux cellules des moines, celui de Fra Angelico. Au musée des Offices, celui de Simone Martini, un triptyque sur fond d'or, célèbre dans le monde entier.
Piazza della Signoria, siège du pouvoir civil. Son architecture est déséquilibrée, il y a un manque en bas à gauche. C'est l'emplacement de la villa des Pazzi, chefs d'un des partis politiques de la ville, qui avaient fait assassiner Giuliani, le frère de Laurent de Médicis, au milieu de la cathédrale : en colère, Laurent fit raser leur villa avec la défense de reconstruire.
Dynastie florentine dont l'ancêtre est Come l'Ancien, qui a fait la fortune de la famille dans la banque, mais dont le descendant le plus illustre est Laurent le Magnifique, qui a failli ruiner sa famille par son goût pour l'art. C'est lui qui a découvert Michel-Ange. La famille nous a aussi donné 2 reines de France.
En premier lieu Santa Croce, avec son immense nef. Sentimentalement, c'est là qu'il faut aller : les tombes de Michel-Ange (même si les Romains se vantent d'avoir volé son corps ???), de Dante, poète et créateur de la langue italienne moderne, Machiavel, Ghiberti et Galilée. Bien sûr, il y a aussi San Lorenzo pour les tombes des Médicis et l'escalier Laurentin de Michel-Ange.
Santa Maria Novella. Au Trecento, les murs, mais pas de toit, puis la fameuse coupole, lorsqu'un mathématicien-architecte, Brunelleschi, découvrit le secret des Romains pour faire tenir une coupole, puis, au XIXe siècle seulement, le revêtement de marbre blanc et vert. À l'intérieur, des chapelles et des fresques, notamment La Trinité de Masaccio, la première représentation avec perspective.
Prêtez attention, le calcul des siècles est en retard d'un chiffre : le Docento (1200) très Byzantin, siècle de Duccio ; le Trecento, siècle de Giotto, arrivée du paysage et des personnages ; le Quattrocento : arrivée de la perspective, Masaccio, Fra Angelico, Botticelli... ; le Cinquecento, les superstars : Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël. À Venise : Titien, Tintoretto...
L'Adoration des Mages de Benito Gozzoli, l'Annonciation de Simone Martini, la salle Botticelli. Les 3 grands tableaux étaient probablement des cadeaux de mariage : Primavera, un hymne à la nature, La Naissance de Vénus, quant à Pallas et le Centaure, on décode immédiatement la déesse de la sagesse calmant les instincts primaires du centaure/époux... Plus loin se trouve le Cabinet des Médicis avec d'inestimables vases, sculptures et tables en pierre mosaïque. Enfin, la Vierge et l'Enfant de Pontormo, le grand maniériste de la fin de la Renaissance. Difficile de faire un choix dans le plus grand musée consacré à la Renaissance italienne. Tous les artistes majeurs de cette période, du Docento (encore très Byzantin) au Cinquecento, y sont exposés. Sauf bien sûr ceux qui ont travaillé sur des fresques, comme Giotto à Padoue ou Piero della Francesca à Arezzo, aujourd'hui rattachée à Florence.
Florence était, au XVe siècle, une ville libre, richement dotée en art, la vie y était douce et libre. Mais les habitants ont accueilli avec ferveur un moine prêcheur radical, qui voulait que les habitants de Florence reviennent à la vie chrétienne de pauvreté et de chasteté.
Savonarola organisait des bûchers dans lesquels les habitants devaient jeter des livres, des tableaux (Botticelli a brûlé beaucoup de ses tableaux qui se trouvent encore dans son atelier, quelle perte !) des jupons, des rubans, des peignes, etc. Mais lorsqu'il s'en prend au pape, il est arrêté dans sa cellule du couvent de San Marco et condamné à être brûlé sur la Piazza della Signoria, où l'on peut voir une stèle marquant l'emplacement du bûcher.
Tout en noir et blanc, dédié aux martyrs, et qui offre une vue magnifique sur Florence puisqu'il est situé sur une colline au sud-est de la ville. On s'y rend à pied ou en bus.
Les jardins de Boboli, à l'arrière du palais Pitti, ont été créés pour le plaisir de l'Infante Eleonora de Tolède, élevée à Naples et qui se mourait de neurasthénie et de solitude auprès de son mari, Cosimo Ier de Médicis. Il faut le voir au printemps ou en été, lorsqu'il est en fleur. Au pied des terrasses : grotte rocheuse de Buontalenti, abritant une Vénus de Giambologna. Cosimo profita de ces nouveautés pour construire le passage secret qui le conduisait de son palais à la Piazza della Signoria en passant par le Ponte Vecchio sans mettre une seule fois les pieds dans la rue où les troubles éclataient souvent.
Spectaculaire portrait d'Eléonore par Bronzino, magnifique Raphaël et le premier nu couché de l'art occidental, la Vénus de Giorgione.
Le Ponte Vecchio, bien sûr, avec ses étals de bijoux, et vers 17 heures se mêlent à la tradition italienne de la "Passeggiata", tout le monde est de sortie pour une joyeuse promenade sociale et apéritive.
Giotto, pourtant superstar à l'époque, ne se verra attribuer que le premier étage du Campanile. Pour le Baptistère, c'est la bataille pour les portes de bronze, entre Ghiberti et Brunelleschi. Ghiberti l'emporte. La "Porte du Paradis" lui revient. Enfin, la cathédrale de Santa Maria Novella : les murs et la nef au Trecento, la coupole au Quattrocento, le revêtement de marbre au XIXe siècle. Pendant des années, il a plu dans cet édifice sans toit...
Marchez le nez en l'air : niches, autels ornés, petites sculptures, dont les 6 palais des Médicis, et sur leur villa près de San Lorenzo, un bel exemple de la maçonnerie qui donne un aspect sévère et défensif à l'extérieur, vu le nombre de guerres civiles et d'assassinats politiques qui ont secoué la ville.
La Piazza del Duomo abrite le Campanile, la cathédrale Santa Maria Novella et le Baptistère. En sortant de l'atelier en plein air où il sculptait son David, sur le côté de la cathédrale, Michel-Ange vit la nouvelle porte en bronze qui venait d'être installée sur le Baptistère, et s'écria. "C'est la porte du paradis", un nom qui est resté. Vous pouvez voir l'autoportrait sculpté de Ghiberti, l'artiste qui a remporté le concours pour la conception et la fabrication des plaques de bronze.
Laissez-vous séduire par les produits locaux. Oubliez la pizza, optez pour les tomates, la mozzarella, la morue et les haricots à l'huile d'olive, mais surtout les pâtes à gogo, souvent saupoudrées de truffe blanche râpée, une spécialité toscane. Quel que soit le menu, laissez-vous aller à déguster le fameux chianti, rouge ou blanc, qui a désormais atteint une réputation internationale.